Questions Réponses

Définitions

Quelle est la différence entre la grippe saisonnière et la grippe A ?
La grippe saisonnière…

survient dans l’hémisphère Nord en hiver, globalement entre décembre et mars
touche globalement toute la population
est moins contagieuse que la grippe A, mais elle peut être plus sévère
le vaccin est composé d’un mélange de souches connues

La grippe A (H1N1)…

n’est pas liée aux saisons, en particulier parce qu’elle est mondiale
peut survenir n’importe quand (elle a débuté en avril 2009)
touche surtout les enfants et les adultes jeunes (0-20 ans) en bonne santé
les femmes enceintes et les nouveaux nés sont aussi plus vulnérables au virus
est très contagieuse, mais moins grave. Toutefois, certaines populations (les jeunes) y sont plus sensibles.
les personnes de plus de 50 ans sont moins touchées car elles ont été en contact vers 1958 avec un virus assez proche du virus actuel de la grippe A (H1N1)
le vaccin est constitué d’un mélange de souches dont nous ne connaissons pas grand chose

Transmission

Comment la grippe se transmet-elle ?
Le virus touche les voies respiratoires. Il pénètre donc par le nez ou la bouche. Par conséquent tout ce qui entre directement (air ambiant) ou indirectement (mains portées à la bouche par exemple) et qui contient le virus est susceptible d’être contaminant. Il faut savoir que les micro-gouttelettes de salive d’une personne contaminée sont pleines de virus. Leur simple transmission par la toux, les éternuements, le baiser, ou l’air émis lorsque l’on parle peuvent être porteurs de virus. De même le contact avec un objet ou une personne sur lequel l’air contenant le virus s’est déposé suffit à le transmettre. D’où l’intérêt du lavage régulier des mains.

Quel est le temps d’incubation ?
L’incubation est le temps compris entre le premier contact avec le virus et l’apparition des premiers signes. Il est d’environ 2 à 3 jours mais peut aller jusqu’à 7 jours, en particulier chez les enfants.

Contagion

Pendant combien de temps est-on contagieux ?
On est contagieux 24 heures avant les premiers signes. On reste contagieux pendant les 7 jours suivant l’apparition des signes.

L’épidémie peut-elle durer longtemps ?
Cela dépend des virus et des années. La moyenne est de 3 à 4 mois durant les mois d’hiver en ce qui concerne la grippe saisonnière. Pour la grippe A (H1N1), il est encore trop tôt pour le savoir.

La grippe A (H1N1) est-elle contagieuse ?
Oui, c’est d’ailleurs sa principale caractéristique par rapport à la grippe saisonnière.

Peut-on être contagieux sans avoir de signes ?
C’est possible durant une période très courte de 24 heures précédant l’apparition des premiers signes. Il est donc important si l’on est atteint, d’en informer si possible les personnes qu’on a rencontrées le jour précédent.

Peut-on attraper 2 fois la grippe A au cours de la même année ?
En pratique non, puisque l’immunisation est totale. Cela dit, si dans les mois qui viennent le virus mutait de façon importante, il persisterait un risque théorique qui demeurerait de toute façon faible.

Gravité

La grippe A (H1N1) est-elle virulente ?
Elle semble moins virulente que la grippe saisonnière. Toutefois, elle a entraîné des décès chez des personnes saines. Par ailleurs, on ne sait pas ce qui se passera si les 2 virus se recombinent (mélange de leur matériel génétique) pour former un nouveau virus.

La grippe A est-elle grave ?
La grippe saisonnière est responsable chaque année, directement ou indirectement, de 4000 à 6000 décès parmi les 2,5 millions de personnes qui sont atteintes, ce qui en fait un fléau comparable aux accidents de la route. Ces décès surviennent plutôt chez les personnes âgées ou présentant un état de santé fragilisé.
La grippe A, elle, semble bénigne, mais sa contagiosité est grande. Elle va donc théoriquement toucher plus de personnes. Le nombre de décès dus à la grippe A est actuellement faible, mais la population touchée est beaucoup plus jeune, puisque 40% des décès surviennent chez des adultes jeunes et en bonne santé. C’est ce qui fait le caractère de gravité actuel de cette grippe.

Quelles sont les personnes à risque ?

les femmes enceintes
les très jeunes enfants
les asthmatiques et les personnes atteintes de maladies pulmonaires chroniques (broncho-pneumopathie chronique obstructive ou mucoviscidose)
les personnes qui ont fait un infarctus ou qui sont suivies pour un angor instable
les personnes atteintes de diabète ou d’insuffisance rénale
les personnes immunodéprimées ou sous traitement immunosuppresseur (maladies auto-immunes, greffés…)

Quels sont les risques de la grippe ?
La grippe en elle-même provoque une fatigue importante avec fièvre et toux, tous symptômes qui peuvent traîner pendant une quinzaine de jours et entraîner une fatigue résiduelle importante. En dehors de cela, il existe les risques de complications (Cf question suivante).

Quelles sont les complications possibles de la grippe ?

la pneumonie bactérienne, c’est à dire la surinfection du poumon fragilisé par le virus. Elle survient surtout chez la personne âgée, diabétique, atteinte du sida ou bronchitique chronique. Elle touche 1% des personnes grippées, mais n’entraîne de décès que chez les personnes très fragiles
le Syndrome de Détresse Respiratoire Aigu Sévère (SDRAS) : c’est ce qu’on appelle le « poumon viral » ou encore grippe fulminante ou grippe maligne. C’est rare (entre 1/100.000 et 1/1.000.000 des grippés). Cette complication est mortelle dans 10% des cas. 1/10 et 1/2 selon la gravité initiale, on parle alors de mortalité directe de la grippe
le syndrome de Guillain Barré qui entraîne des paralysies sur 3 mois, pratiquement toujours réversibles. Il n’est ni spécifique de la grippe ni des suites de la vaccination antigrippale. Celui-ci est de gravité variable et guérit le plus souvent tout seul et sans séquelles. Fréquence : entre 1/100.000 et 1/1000.0000 des grippés
le décès surtout sur les terrains fragilisés

Au total, chez une personne en bonne santé : la grippe fatigue fortement pendant 1 mois, avec une toux pénible, un risque faible de complication réversible, et un risque infime de décès.

Quand décide t-on de fermer les écoles ?
La décision est prise lorsque 3 personnes au moins sont atteintes (après vérification par prélèvement) de grippe A :

pour les crêches, la fermeture est de 7 jours consécutifs
pour classes dans les lycées et collèges, c’est 7 jours

La mesure est étendue à tout l’établissement au cas par cas ; cette décision est prise par le Préfet.

Prévention

Comment éviter d’attraper la grippe ?

d’abord le lavage régulier des mains (savon ou solutions hydroalcooliques)
ensuite éviter le contact à moins d’1 mètre avec une personne atteinte. Le port d’un masque FFP de type 2 ou 3 est dans ce cas conseillé

Comment éviter de contaminer les autres ?

d’abord le port du masque chirurgical
ensuite l’utilisation de mouchoirs à usage unique que l’on jette ensuite dans une poubelle munie d’un couvercle
enfin, le lavage régulier des mains

Si on attrape la grippe, est-on protégé pour les années suivantes ?
Impossible de le savoir, car personne ne peut prédire quel sera le virus de l’an prochain, en particulier si le virus mute ou s’il se recombine avec le virus de la grippe saisonnière. Seule la vaccination chaque année diminue fortement le risque de contamination.

Comme on peut être contagieux sans être atteint, comment limiter les risques d’attraper la grippe A ?
Deux attitudes extrêmes : ne rien changer à ses habitudes, ou verser dans une attitude de peur et de méfiance systématique de son entourage. L’attitude raisonnable se trouve sans doute entre les deux : durant les 9 semaines que durera l’épidémie, il est préférable d’éviter au maximum les embrassades et les poignées de mains ; de même le prêt d’objets personnels ; enfin, surtout en collectivité, se contraindre à ne pas porter ses mains à sa bouche sans s’être lavé les mains.

Manifestations

Comment savoir si on est atteint de grippe ?
Seul un prélèvement permettra de l’affirmer. Cependant, l’association de certains signes vont permettre de l’évoquer fortement :

une fièvre supérieure à 38°5
une grande fatigue avec des courbatures (comme si on avait été battu)
des signes respiratoires : toux, mal à la gorge, nez qui coule, mal à respirer

Tous ces signes étant survenus brutalement en 2 à 4 heures. Le fait de pouvoir préciser le moment où on est tombé malade témoigne du caractère brutal des signes.

En cas de suspicion de grippe que faut-il faire ?
D’abord rester chez vous. En cas de signes inquiétants (cf. question suivante), appeler le 15. Ensuite prendre des médicaments contre la fièvre et les courbatures (paracétamol alterné avec ibuprofène en respectant les doses et contre-indications). Enfin le repos et les boissons abondantes.

Qui faut-il consulter, et dans quel cas ?
Le quizz réalisé dans ce site répond à cette question. D’une manière plus générale :

en cas de signes grippaux simples et de survenue progressive (fièvre inférieure à 39°, toux, mal de gorge, etc.) on peut se soigner en automédication durant 24 heures au maximum, délai au delà duquel s’il n’y a pas d’amélioration il faut consulter le médecin
en cas de signes grippaux plus marqués (notamment fièvre supérieure à 39°, fatigue importante, gêne respiratoire ou toux) et d’apparition brutale, il faut consulter le médecin dans la journée, car la mise sous antiviraux ne doit pas excéder 48 heures après l’apparition des signes. Il en est de même s’il s’agit d’un nourrisson, d’une femme enceinte, ou d’une personne atteinte de problèmes respiratoires
enfin, en cas de signes de gravité (gêne respiratoire gênant la parole, lèvres bleutées, sueurs froides), il est nécessaire de prendre contact avec le 15 pour avis

Qu’est-ce qui doit m’inquiéter ?
Chez les adultes:

une gêne respiratoire avec une difficulté pour prononcer plus de 10 mots sans reprendre sa respiration
les lèvres bleutées
des sueurs froides
signes de gravité et complications de la grippe A (H1N1)
une fièvre élevée et persistante au delà de 3 jours
crachats sanglants
douleur dans la poitrine
agitation, confusion, propos incohérents

Chez les enfants:

narines qui palpitent, creux qui se forment à la base du cou lors de l’inspiration
respiration rapide, impossibilité de dire plus de 10 mots d’affilée sans reprendre sa respiration
refus du biberon
abattement, perte de l’envie de jouer

Ces signes imposent la consultation rapide d’un médecin.

Diagnostic

Comment se fait le diagnostic de la grippe A (H1N1) ?
Le médecin pass en revue les signes pouvant faire suspecter la grippe et vérifie que l’association de ces mêmes signes ne peut pas correspondre à quelque chose de différent ou de plus grave.
En cas de doute ou de suspicion de grippe A, le médecin peut demander un prélèvement des sécrétions nasales et buccales avec un écouvillon. Ce prélèvement est analysé entre 2 et 5 heures et permet de poser le diagnostic avec certitude.

Tout le monde doit-il avoir un prélèvement ?
Ne sont susceptibles d’avoir un prélèvement que les personnes pour lesquelles le médecin suspecte la grippe A (H1N1).

Quels sont les tests pratiqués ?
On effectue un prélèvement de nez ou de gorge qui est soumis soit à un test rapide (résultats en 2 à 3 heures, mais pas toujours fiables), soit à un test par amplification génique (PCR) (résultats en 12 heures, mais plus fiable). Seuls quelques laboratoires sont habilités à effectuer ces tests.

Les prélèvements sont-ils systématiques ?
Ils sont effectués chez les personnes qui manifestent des signes graves (gêne respiratoire majeure, troubles de la conscience, etc.), chez les personnes à risque, notamment nourrissons, femmes enceintes, et chez les personnes exposées quotidiennement au virus (personnel soignant).

Traitement

Quel traitement prendre en automédication ?
Le traitement en automédication est symptomatique :

contre la fièvre et les douleurs : du paracétamol et de l’ibuprofène en alternance toutes les 3 heures en respectant les doses et les contre indications. L’aspirine est plutôt réservé à la prescription médicale en raison de ses nombreuses contre-indications, interactions médicamenteuses et effets secondaires
contre la toux : si elle est sèche, un antitussif à base de pholcodine, de dextromethorphane ou de codéine ; si elle est grasse un fluidifiant bronchique à base essentiellement d’acetylcysteine
contre les maux de gorge : les collutoires ou les pastilles contre les maux de gorge

Pendant combien de temps se soigner en automédication ?

en cas de simples signes grippaux ou pseudo grippaux d’apparition progressive (fièvre modérée, toux sèche, mal de gorge modéré…) , on peut aller jusqu’à 48 heures, voire 72 heures. Si les signes ne cèdent pas il faut consulter
en cas de signes grippaux marqué, surtout s’ils sont d’apparition brutale, mieux vaut consulter le médecin qui vérifiera si la prise de Tamiflu® n’est pas nécessaire

Le Tamiflu® est-il remboursé ?
Son coût de 25 € est actuellement remboursé à 35% par la Sécurité Sociale. Il est pris à 100 % chez les personnes à risque, les personnes en ALD (affection de longue durée) ou les personnes immunodéprimées.

En cas de grippe dans la famille, quelle attitude adopter ?
Il faut adopter les règles d’hygiène simple : lavage des mains en cas de contact physique ; isoler la personne dans une chambre durant 5 jours minimum ; lui faire porter un masque anti-projection ; le cas échéant, porter un masque blanc de protection ; faire comprendre à la personne atteinte la nécessité qu’elle a de se laver les mains systématiquement après avoir éternué, s’être mouché ou avoir changé son masque.

Vaccination

Quels sont les risques de la vaccination antigrippale ?
Tous les vaccins comportent un risque : allergie aux résidus de milieu de culture des virus qui ont permis la fabrication du vaccin (antibiotiques, formaldéhyde et protéines de poulet), réactions aux adjuvants destinés à renforcer l’action du vaccin (squalène) et aux conservateurs (aluminium, mercure Thiomersal) qui le maintiennent actif.
Les vaccins contre la grippe A contiennent tous des conservateurs ; un seul (celui destiné aux femmes enceintes et personnes à risque) ne contient pas d’adjuvants. Aucun des vaccins antigrippaux contre la grippe saisonnière ne contient de conservateurs, sauf le Gripguard® qui contient du squalène.

A quoi servent les adjuvants ?
Le virus de la grippe mute sans arrêt. Entre le moment où le vaccin a été produit et celui où il est administré, il s’est écoulé du temps au cours duquel le virus s’est transformé. Les adjuvants ont pour rôle d’élargir le périmètre d’action du vaccin aux « formes » voisines que le virus a pu prendre. Cela permet en outre de délivrer moins de produits actifs, donc d’augmenter la quantité de vaccins produits et surtout, à réponse immunitaire égale, de limiter la quantité d’antigène viral injectée. les vaccins de GSK, de Novartis et dans un vaccin de Sanofi sont à base de squalène (huile de requin purifiée). Les risques du squalène sont théoriques, celui-ci ne semblant pas avoir d’effets toxiques lors de l’expérimentation chez l’animal.

Quels sont les risques des adjuvants ?
Le vaccin a été fabriqué en suivant un protocole accéléré dont le but était de faire face à la grippe aviaire H5N1 dont la mortalité était de 30 %, donc très sérieuse. Le vaccin a donc été « boosté » avec un corps gras, le squalène qui a pour effet de provoquer des réactions locales douloureuses et les réactions générales comme la fièvre ou les courbatures. Mais on n’a jamais pu mettre en évidence son rôle dans l’apparition de maladies auto-immunes.
En France on utilise des conservateurs dérivés du mercure, le thiomersal. On manque de recul pour en connaître les effets.

Quel est le risque du syndrome de Guillain-Barré lors de la vacination ?
Le vaccin a été fabriqué en suivant un protocole accéléré dont le but était de faire face à la grippe aviaire H5N1 dont la mortalité était de 30 %, donc très sérieuse. Le vaccin a donc été « boosté » avec un corps gras, le squalène qui a pour effet de provoquer des réactions locales douloureuses et les réactions générales comme la fièvre ou les courbatures. Mais on n’a jamais pu mettre en évidence son rôle dans l’apparition de maladies auto-immunes. En France on utilise des conservateurs dérivés du mercure, le thiomersal. On manque de recul pour en connaître les effets.

Quels sont les différents vaccins contre la grippe A ?
L’union européenne a accordé la mise sur le marché de 3 vaccins (Pandemrix, Celvapan, Focetria) avec adjuvants. Un autre vaccin, le Panenza fabriqué par Sanofi Pasteur est sans adjuvant.

Peut-on choisir son vaccin ?
Seul le personnel de vaccination est apte et autorisé à choisir le type de vaccin en fonction des risques présentés par chaque personne. Ainsi, en dehors des personnes à risque (enfants de moins de 23 mois, femmes enceintes et personnes immunodéprimées qui bénéficient du vaccin sans adjuvant), les autres recevront le vaccin avec adjuvant.

Quelle est l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière ?
Le vaccin contre la grippe saisonnière est préparé 1 an à l’avance. On mélange les différentes souches des virus actifs dans la population. On effectue donc un calcul « probabiliste » de la meilleure composition vaccinale qui sera active pour l’hiver suivant. Le problème c’est que dans cet intervalle le virus a le temps de se transformer et d’échapper aux anticorps provoqués par le vaccin. D’où un vaccin d’efficacité variable selon les années. L’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière est comprise entre 25 et 60%. Elle est d’environ 60% chez les jeunes et de 40% chez les personnes âgées La vaccination diminue donc par 2 le risque d’attraper la grippe.

Quelle est l’efficacité du vaccin contre la grippe A (H1N1) ?
Les virus sélectionnés pour le vaccin proviennent de la souche H1N1 responsable de la grippe espagnole de 1918 et de la souche H3N2 dérivée de la grippe de Hong Kong de 1968. On a rajouté également une souche de grippe B, moins virulent. Ainsi on espère une efficacité maximale.

Quels sont les effets indésirables du vaccin ?
Les effets indésirables sont les suivants :

maux de tête (1 à 10% des cas)
sueurs (1 à 10% des cas)
douleurs musculaires et articulaires(1% et 10% des cas)
réaction cutanée sur le lieu d’injection : rougeur, gonflement, douleur, ecchymose, induration, qui disparaissent en 2 jours
affections hématologiques et du système lymphatique : baisse des plaquettes transitoire, ganglions
névralgie, fourmillements, convulsions, encéphalomyélite, névrite et syndrome de Guillain-Barré
inflammation des artères avec atteinte rénale transitoire dans de très rares cas
démangeaisons, urticaire, éruption de boutons

Au total : les accidents graves avec le vaccin grippal saisonnier sont exceptionnels et les inconvénients bénins plus fréquents. Il est toutefois difficile de savoir ce qui est réellement dû au vaccin.

A partir de quand faut-il vacciner les enfants ?
Avant l’âge de 6 mois la vaccination n’est pas utile car l’immunité de l’enfant n’est pas encore bien installée (il bénéficie essentiellement des anticorps reçus de sa mère durant la grossesse). Au delà de l’âge de 6 mois, la vaccination se fait par demi-dose en 2 injections pour la grippe saisonnière. Pour la grippe A, une seule injection suffit au delà de l’âge de 23 mois, 2 injections en demi-dose entre 6 et 26 mois.

Faut-il se faire vacciner contre les 2 grippes ?
C’est préférable, dans la mesure où les 2 virus sont très différents, et que la vaccination contre l’une ne protège pas contre l’autre. Il est toutefois nécessaire de respecter un délai de 3 semaines entre les 2 vaccins.

Au vu des risques, ne peut-on pas, alors, faire l’impasse sur le vaccin actuel ?
C’est possible, mais c’est maintenant que le risque est le plus important. L’an prochain on aura plus de recul et moins besoin d’adjuvants, mais la grippe A (H1N1) sera déjà passée par là. De plus, il faut 15 jours pour que l’organisme réagisse au vaccin, et il n’est pas recommandé de se faire vacciner en période de pandémie. Raison de plus pour se faire vacciner au plus tôt ! Se vacciner dès maintenant, c’est se protéger contre une deuxième vague épidémique en janvier prochain, et dont personne ne peut prédire la virulence.

Au final, faut-il se faire vacciner ?
Beaucoup de polémiques ont eu lieu autour de cette question, notamment parce que le corps médical se posait la question. Il semble à présent bien établi qu’il y a plus de risques à subir les complications de la grippe A (1 cas sur 1000) que de subir les complications du vaccin (1 pour 100.000 voire plus).
Et puis, si vous êtes vacciné vous diminuez le risque de tomber malade et éviterez ainsi de contaminer votre entourage. En ce sens, il s’agit donc d’un acte solidaire.
La vaccination est donc conseillée.

Information fiche

rédaction par le Dr Loïc Etienne le 26 novembre 2009
dernière mise à jour par le Dr Loïc Etienne le 10 décembre 2009

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